Le cancer du côlon évolue sous formes de tumeurs du côlon, bénignes ou malignes. Il peut également présenter des métastases, dans le cas où la maladie se dissémine dans l’organisme. Pour déterminer les chances de survie, on distingue des stades d’évolution de la maladie selon certains critères.
Tumeurs bénignes du côlon
Les tumeurs bénignes du côlon sont des masses cellulaires ayant une structure proche de la muqueuse colique, mais aux contours bien délimités. Il s’agit de tumeurs non cancéreuses : les polypes colorectaux. Elles progressent lentement (voire pas du tout) et restent localisées dans le côlon ou dans le rectum. Elles n’entraînent donc aucune métastase.
Parmi ces tumeurs bénignes du côlon ou du rectum, on distingue :
- les polypes qui n’évolueront pas :
- polypes hyperplasiques ;
- polypes hamartomateux ;
- polypes inflammatoires ;
- les polypes adénomateux (ou adénomes) susceptibles d’évoluer et de devenir des tumeurs malignes cancéreuses (70 % des polypes) :
- les adénomes tubuleux (75 % des polypes adénomateux), faciles à retirer au cours d’une coloscopie (faisant partie de l’étape de diagnostic) et ayant peu de chances d’évoluer en cancer colorectal ;
- les adénomes villeux (5 % des polypes adénomateux) souvent volumineux et qui ont de grandes chances de se cancériser ;
- les adénomes tubulovilleux (20 % des polypes adénomateux) qui ont les mêmes caractéristiques que les deux types d’adénomes précédents et qui ont 50 % de chances de se cancériser ;
- l’adénome plan qui se développe à plat et qui présente un risque très élevé de cancérisation.
Tumeurs malignes du côlon
Les tumeurs malignes du côlon sont des masses cellulaires ayant une structure anormale (en forme, en taille, en structure ADN, etc.) et aux contours mal délimités. Elles sont agressives et ont tendance à envahir les tissus proches du côlon et coloniser d’autres organes, en développant des métastases. Néanmoins, ces tumeurs n’entraînent généralement aucun symptôme pendant des années.
Adénocarcinomes
Plus de 90 % des cancers du côlon sont des adénocarcinomes :
- 95 % d’entre eux sont des adénocarcinomes lieberkühniens (ils se forment aux dépens des glandes de Lieberkühn qui tapissent la paroi du côlon et du rectum) ;
- 5 % sont des adénocarcinomes mucineux ou colloïdes ou à cellules en bague à chaton.
Autres cancers colorectaux
Les 10 % de cancers colorectaux restants sont :
- des lymphomes, tumeurs se développant dans les ganglions lymphatiques coliques (ils représentent 1 à 4 % des tumeurs malignes du tube digestif) ;
- des sarcomes qui se développent à partir des os ou des muscles qui soutiennent et enveloppent les organes ;
- des tumeurs carcinoïdes (1,5 % des cancers colorectaux) qui se développent à partir de cellules nerveuses digestives sécrétrices d’hormones (tumeur neuroendocrine) ;
- des mélanomes qui, exceptionnellement, peuvent se développer au niveau du rectum.