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Prévention du cancer du côlon

Mis à jour le 02/04/2025

Temps de lecture estimé à 7 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Alimentation et musculation
Traitements contre le cancer colorectal

Sommaire.

  1. Prévention du cancer du côlon : dépistage
  2. Prévention du cancer du côlon au quotidien

Une bonne prévention du cancer du côlon est essentielle d’autant plus qu’il s’agit d’un cancer courant et diagnostiqué tardivement dans 55 % des cas. En outre, cela permet d’éviter au maximum les récidives, très fréquentes dans cette maladie.

Prévention du cancer du côlon : dépistage

Le cancer du côlon est un cancer qui évolue le plus souvent à bas bruit, c’est-à-dire sans entraîner de symptômes marqués. Il est donc important de procéder à un dépistage du cancer colorectal, même si l’on ne ressent aucun symptôme. Cela est tout particulièrement utile pour les personnes qui présentent les principales causes de la maladie. Ainsi, depuis 2008, la prévention de ce cancer est généralisée en France.

Elle concerne :

  • les personnes âgées de 50 à 74 ans à l’aide d’un test immunologique ;
  • les personnes à risque à l’aide d’une coloscopie, permettant d’établir un diagnostic.
À noter

Il existe désormais un test de dépistage permettant de détecter certains cancers avant l’arrivée du moindre symptôme, grâce à une simple prise de sang (test ISET® pour isolation des cellules par la taille).

Les professionnels de santé ont un rôle important à jouer, car il est aussi de leur responsabilité :

  • de repérer les personnes qui, pour des raisons médicales, ne participent pas au programme national de dépistage organisé (notamment les hommes et les femmes de 70 à 74 ans) ;
À noter

Les structures de gestion départementales du dépistage du cancer colorectal invitent par courrier les hommes et les femmes concernés à consulter leur médecin généraliste, leur gynécologue ou leur gastro-entérologue pour qu’il leur remette un kit de dépistage comprenant notamment la fiche d’identification à remplir, le tube de prélèvement, le sachet de protection du tube et l’enveloppe T de retour du test. Le test et son analyse sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

  • d’améliorer la participation de la population au dépistage du cancer colorectal, notamment les hommes de plus de 50 ans ;
  • de diminuer le pourcentage de tests non-analysables (3,4 %) en améliorant (éventuellement en simplifiant) les modes d’emploi des tests destinés aux patients ;
  • d’augmenter le pourcentage d’hommes et de femmes qui refont un test quand celui-ci ne peut pas être analysé (il est d’environ 75 %) ;
  • d’améliorer l’adhésion à la coloscopie lorsque le test de recherche de sang dans les selles est positif.
Bon à savoir

Afin d’inciter la population à effectuer ce test, un arrêté du 1er octobre 2020 prévoit une expérimentation sur 36 mois, consistant en l’envoi postal à domicile du kit de dépistage du cancer colorectal, dès l’invitation, et sans commande préalable. En outre, depuis le 1er mars 2022, les personnes de 50 à 74 ans concernées par le programme national de dépistage du cancer colorectal peuvent commander leur kit de dépistage en ligneet le recevoir chez elles.

Le cancer colorectal fait l’objet de nombreuses campagnes de prévention à travers le monde, reflétant son statut de cancer largement évitable grâce au dépistage précoce. Ces initiatives sensibilisent le public aux facteurs de risque modifiables comme l’alimentation pauvre en fibres, la consommation excessive de viande rouge et transformée, le tabagisme, l’alcool et la sédentarité. Elles mettent particulièrement l’accent sur l’importance du dépistage régulier après 50 ans (ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux), à travers des tests comme la recherche de sang occulte dans les selles, la coloscopie ou la sigmoïdoscopie. Mars, désigné « Mois bleu » dans plusieurs pays, voit s’intensifier ces campagnes avec des événements publics, des témoignages de survivants et des consultations gratuites. Ces efforts coordonnés entre autorités sanitaires, associations de patients et professionnels de santé visent un objectif clair : réduire l’incidence et la mortalité de ce cancer qui, détecté à temps, présente d’excellents taux de guérison.

Prévention du cancer du côlon au quotidien

Pour réaliser une prévention efficace, il est essentiel de limiter les causes du cancer du côlon, notamment dans le domaine de l’alimentation et des habitudes de vie. De façon générale, on estime qu’en changeant son mode de vie et en adoptant les recommandations suivantes, on diminue d’environ 70 % le risque de développer un cancer colorectal.

Alimentation

Adopter l’alimentation la plus saine possible participe à réduire les risques de développer un cancer colorectal. Il s’agit d’avoir une alimentation :

  • équilibrée (variée) ;
  • comprenant chaque jour environ 400 g d’aliments riches en fibres alimentaires (fruits, légumes verts, légumineuses et céréales complètes) ;
  • pas trop riche en graisses animales (il faut par ailleurs éviter d’être en surpoids, celui-ci étant lié à une augmentation du risque de récidive et de mortalité) ;
  • ne comprenant pas plus de 500 g de viande rouge par semaine et 300 g dans l’idéal (la consommation de plus de 100 g de viande rouge par jour augmente de près de 30 % le risque de cancer colorectal, a fortiori si elle est grillée) ;
  • pas trop riche en charcuterie (une consommation supérieure ou égale à 50 g par jour augmente les risques de plus de 20 %) ;
  • qui évite les nitrites et nitrates présents respectivement en tant qu’additifs alimentaires (E249, E250, E251, E252) dans la charcuterie et les viandes transformées et dans les végétaux (en particulier les légumes feuilles comme les épinards ou la laitue).

Autres conseils :

  • La consommation de laitages pourrait être associée à une diminution de cancer colorectal (toutefois une alimentation trop riche en calcium augmenterait le risque de cancer de la prostate).
  • N’hésitez pas à manger des artichauts qui sont riches en inuline et excellents pour le transit en général et pour le foie et le côlon en particulier.
  • Consommez de la canneberge (cranberry) pour diviser par deux les risques de développer une tumeur cancéreuse au niveau du côlon. En cas de tumeur, la canneberge limite les phénomènes inflammatoires qui l’accompagnent.
  • Des données suggèrent que le café pourrait être associé à une diminution de la mortalité globale liée au cancer colorectal.
  • L’huile d’olive aussi, en favorisant la diversité du microbiote intestinal et en exerçant une activité anti-inflammatoire, serait efficace pour lutter contre le cancer colorectal.
  • Enfin, une augmentation de 5 g/j de noix et d’arachides est associée à une réduction de 25 % des risques de cancer du côlon.

Pour la cuisson de vos aliments, préférez l’huile d’olive au beurre.

Parallèlement à cela, il est essentiel de favoriser la consommation de :

  • fruits* ;
  • légumes* ;
  • viande blanche ;
  • poisson qui, selon une étude, réduirait les risques de développer un cancer du côlon. D’après cette recherche, les personnes qui mangent en moyenne 80 g de poisson par jour voient le risque de cancer colorectal chuter de 40 % par rapport à ceux qui n’en consomment que 20 g.

Tous ces aliments peuvent diminuer le risque de récidives de cancer du côlon.

*Certains flavonoïdes, les anthocyanidines (des pigments naturels rouges et violets) et les flavanones (de couleur orange) permettent de diminuer les risques de cancer colorectal. On trouve les premiers dans les aubergines, les oignons rouges, les cerises, les myrtilles, les grenades, et les seconds dans les agrumes.

Enfin, le sucre est un ingrédient déconseillé, car :

  • Une importante présence de sucre dans le sang entraîne une sécrétion d’insuline. Or, on constate que l’hyper-insulinémie est associée à un risque accru de cancer colorectal (chez les personnes souffrant d’un diabète de type 2 notamment).
  • Le sucre favorise la prise de poids et celle-ci est associée à un risque augmenté de cancer. En effet, lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 27, le risque est augmenté de 15 % par tranche de 5 points supplémentaires.
À noter

Inversement, la dénutrition est aussi un facteur péjoratif puisqu’elle est associée à une augmentation de la mortalité globale et du risque de récidive et de progression chez les patients atteints de cancer colorectal.

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Alcool et tabac

L’alcool et le tabac sont 2 habitudes très mauvaises qu’il faut tendre à arrêter dans le cadre d’une prévention du cancer du côlon :

  • Il est avéré que la consommation régulière d’alcool favorise la survenue des cancers colorectaux. Il faut donc faire en sorte de ne pas consommer plus d’un verre par jour (ou 7 verres par semaine).
  • De même, la consommation de tabac est un facteur de risque important et se trouve également à l’origine d’autres cancers comme le cancer du poumon.
  • Enfin, il apparaît évident que l’association alcool-tabac est particulièrement dangereuse.

Activité physique

Pratiquer une activité physique est essentiel pour une bonne prévention :

  • D’une part, cela peut participer à réduire le surpoids et le taux d’insuline dans le sang.
  • D’autre part, pratiquer un sport participe à l’accélération du transit intestinal, ce qui réduit les temps d’exposition de la muqueuse colique aux cancérigènes d’origine alimentaire.

Ainsi, le simple fait de pratiquer une activité physique (environ une demi-heure par jour de marche rapide à raison de 5 jours par semaine, par exemple) permet de réduire les risques de cancer colorectal d’environ 20 %. Selon l’activité physique pratiquée, cette diminution peut pratiquement atteindre 30 % et même 50 % chez les gens ayant une activité physique intense.

Bon à savoir

Selon une nouvelle étude dont les résultats ont été publiés en ligne dans la revue Cancer, les risques de développer un cancer colorectal diminueraient même de 61 % chez les personnes en bonne condition physique.

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